Archive pour la catégorie ‘Les autres défenseurs de la langue française’

PostHeaderIcon Le français en mouvement en Estrie

Nous vous invitons à consulter les articles présentés sur le passage en Estrie du Mouvement Québec Français en cliquant sur les liens suivants :

www.cyberpresse.ca/la-tribune/estrie/201110/13/01-4456955-lestrie-sanglicise-aussi-selon-le-mouvement-quebec-francais.php
www.newswire.ca/fr/story/858039/tournee-du-mouvement-quebec-francais
www.985fm.ca/regional/nouvelles/le-mqf-de-passage-en-estrie-101706.html

PostHeaderIcon Renaissance du MQF

Le 5 juin dernier à Québec, le Mouvement Québec Français était officiellement relancé.

L’objectif du mouvement est clair :

Faire du français la seule langue officielle et commune au Québec

Le MQF a contribué a l’établissement de la loi 101  et maintenant, il croit qu’il est plus que jamais important de travailler à la sauvegarde de notre langue qui connaît un déclin certain dans la métropole. On peut d’ailleurs lire dans la Déclaration du Mouvement Québec français qu’ :

Au regard des faits, la situation actuelle du français est claire : le pouvoir d’attraction de l’anglais reste largement supérieur à celui du français. Le français n’est pas la langue commune. Alors que la population francophone est maintenant sous les 50 % à Montréal et sous les 80 % dans l’ensemble du Québec, il est impérieux qu’un mouvement national pour le français voit le jour.

Le MQF reprend cette citation de Pierre Bourgault :

Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule.

Pour en savoir plus sur le MQF, rendez-vous sur son site Internet au : http://quebecfrancais.org

PostHeaderIcon « If you don’t want to learn French… »

lundi 27 octobre 2008

Nous observons que plusieurs bureaux du gouvernement du Québec ont choisi de respecter la langue d’usage public commune et la langue officielle du Québec. Toutefois, certains bureaux gouvernementaux s’acharnent toujours, malgré nos nombreuses interventions, à banaliser le français et à promouvoir l’anglais en maintenant contre tout bon sens leurs pratiques anglicisantes.

Ci-dessous, le mot « inchangé » indique que cet organisme insiste pour ne pas nous respecter!

Gouvernement du Québec

Bibliothèque et Archives nationales, 1 800 363-9028 (« inchangé »)
Commission d’accès à l’information, 1 888 528-7741 (« inchangé »)
Directeur de l’État civil, 1 800 567-3900 (« inchangé »)
Investissement Québec, 1 866 870-0437 (« inchangé »)
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, 1 800 463-5023 (« inchangé »)
Ministère du Développement économique, 514 873-8330 (« inchangé »)
Office de protection du consommateur, 514 253-6556 (« inchangé »)
Régie des alcools, des courses et des jeux, 514 873-3577 (« inchangé »)
Régie du logement, 514 873-2245 (« inchangé »)
Revenu Québec, 514 873-2610 et 1 800 267-6299 (« inchangé »)
Services gouvernementaux, 514 644-4545 : (« inchangé »)
Services Québec, Registre des entreprises, 1 888 291-4443 (« inchangé »)
Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) : 1 800 361-7620 (« inchangé »)
Société des alcools du Québec, 1 866 873-2020 (« inchangé »)
Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), 1 800 665-6527 (« inchangé »)

Région de Montréal

Services gouvernementaux, 514 644-4545 (« inchangé »)
Revenu Québec, 514 873-2610 (« inchangé »)
Office de la protection du consommateur, 514 253-6556 (« inchangé »)

Région de l’Outaouais

Emploi-Québec, 819 772-3035 (« inchangé »)
Investissement Québec, 819 772-3211 (« inchangé »)
Office de protection du consommateur, 819 772-3016 (« inchangé »)
SAAQ Réadaptation, 819 772-3071 (« inchangé »)

Ville de Montréal

Aliments : 514 280-4300 (« inchangé »)
Bureau du maire : 514 872-3101 (« Pire ! On répète tout en anglais! »)
Évaluation foncière : 514 280-3825 (« Pire ! On répète tout en anglais! »)
Finances : 514 872-2305 (« Pire ! On répète tout en anglais! »)
Objets trouvés (Société de transport de Montréal) : 514 786-4636 (« inchangé »)
Renseignements généraux : 514 872-1111 (« inchangé »)

Ville de Gatineau

Bibliothèque Lucy-Faris, 819 685-5009 (« inchangé »)
Centre culturel du Vieux-Aylmer, 819 685-5033 (« inchangé »)
Renseignements : 819 243-2345, 819 595-2002 (appels de l’extérieur) ou 3-1-1 (« inchangé »)

Une mentalité colonisée

Dans presque tous les États du monde, l’accueil téléphonique se fait dans la langue nationale de ceux-ci. Seule une mentalité colonisée peut concevoir qu’il est plus important d’offrir l’accès, en premier, au message d’accueil dans une autre langue, ici l’anglais, avant d’avoir entendu entièrement le message dans la langue officielle de l’Administration! Le message d’accueil en anglais au Québec, « If you want to hear this message in English, press 9 », est l’équivalent de dire à l’unilingue anglais ou au nouvel arrivant : « If you don’t want to learn French, press 9 ». C’est aussi un puissant moyen pour banaliser et inférioriser la langue française, une langue déjà trop fragilisée par l’irresponsabilité des autorités politiques.

Il existe bien peu de gouvernements dans le monde qui sentent le besoin d’offrir en premier l’accès à leurs messages d’accueil sur boîte vocale dans une autre langue (lire ici l’anglais) que leur langue officielle et publique commune. Les gouvernements membres de l’UNESCO qui ont adopté la Convention internationale sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles seraient surpris d’apprendre que le gouvernement du Québec choisit de consacrer et multiplier au sein de ses propres établissements et à sur tout son territoire ces pratiques d’anglicisation.

Source : Impératif français

PostHeaderIcon 30 ans de Charte de la langue française : le bilan

Le vendredi 24 août 2007

Le Québec célèbre cette semaine le 30e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française.

Bien des progrès ont été accomplis depuis l’adoption de la Charte de la langue française, mais la situation actuelle, qui ne cesse de se détériorer, nous oblige à exiger du gouvernement du Québec l’adoption d’une « Loi 101 plus, plus », d’une Charte de la langue française améliorée.

  • 30 ans plus tard, un nombre croissant d’entreprises refusent de respecter le contexte culturel du Québec en imposant des noms d’entreprise en anglais : Toys R Us, Payless Shoe Store, Future Shop, Wall Mart, Best Buy, Canadian Tire, Burger King, Colour Your World, etc. Un grand nombre de ces noms d’entreprises s’apparentent plus à des slogans publicitaires!
  • 30 ans plus tard ! « le recensement de 2001 démontre que l’usage du français au travail ne s’est pas encore généralisé : dans la région métropolitaine de Montréal, le pourcentage d’allophones qui travaillent surtout en français n’est que de 45 % ». (Étude du CSLF)
  • 30 ans plus tard, la langue anglaise domine toujours ! « Au recensement de 2001, les allophones francisés, 124 173 personnes, ne représentent que 46 % de l’ensemble des allophones assimilés. La langue anglaise, elle, assimile 147 695 allophones, soit 54 %. En fonction du poids relatif des deux communautés 68,1 %, la population de langue maternelle française, attire 46 % des allophones, tandis que 8,3 %, la population de langue maternelle anglaise, réussit à coopter 54 % de la population allophone. » (Études d’Impératif français)
  • 30 ans plus tard, la proportion d’élèves québécois recevant un enseignement en anglais augmente. De 2000 à 2004, le pourcentage est passé de 10,6 % à 11,2 %, alors que le pourcentage d’élèves de langue maternelle anglaise en 2004 n’était que de 8,55 %. Cette hausse s’expliquerait en partie par l’augmentation des élèves de langue maternelle française qui reçoivent leur enseignement en anglais. Le CSLF nous apprend que plus de 2,4 % des élèves de langue maternelle française fréquentent le réseau anglais : « le pourcentage de francophones inscrits au réseau anglais a augmenté de 0,4 %, atteignant 2,4 % en 2004… » En 2004, 21,1 % des élèves de langue maternelle « autres » étaient inscrits dans le réseau anglais et cela, malgré la Charte de la langue française. (Études du CSLF)
  • 30 ans plus tard, le pourcentage de Québécois et Québécoises qui reçoivent leur enseignement en français au Québec diminue année après année. De 1993-1994 à 2003-2004, l’effectif francophone est passé de 90,1 % à 88,6 % de l’effectif total, tandis que l’effectif anglophone augmentait de 9,7 % à 11,2 %. En 2003-2004, 976 633 élèves fréquentaient le système francophone, soit une baisse de 51 378 élèves (5 %) par rapport à 1993-1994. Le système anglophone accueillait en 2003-2004 122 888 élèves, soit 12 275 élèves de plus (11,2 %) qu’en 1993-1994.
  • 30 ans plus tard, le nombre d’élèves fréquentant des écoles anglaises privées et non subventionnées sans détenir de certificat d’admissibilité à l’enseignement en anglais n’a cessé d’augmenter. De 1993-1994 à 2003-2004, ce nombre a presque doublé, passant de 1330 à 2570 élèves. En 1993-1994, ces élèves, qui auraient normalement dû fréquenter l’école française, représentaient 56 % de l’effectif des écoles privées anglaises non subventionnées. Dix ans plus tard, ils représentaient 68,4 % de l’effectif de ces écoles. Ces 2570 élèves équivalent à 21 % de l’augmentation de l’effectif scolaire total du secteur anglais de 1993-1994 à 2003-2004.
  • 30 ans plus tard, près de 50 % des étudiants fréquentant les cégeps anglophones sont soit francophones ou allophones.
  • 30 ans plus tard, malgré la Charte, la Politique linguistique gouvernementale et son aide-mémoire pourtant très claires – « L’Administration favorise l’unilinguisme français dans ses activités afin de refléter le fait que le français est à la fois la langue officielle et la langue normale et habituelle de la vie publique » -, le gouvernement du Québec adopte lui-même des pratiques humiliantes, infériorisantes et banalisantes à l’endroit des Québécois. Par exemple, un grand nombre de messages d’accueil des boîtes vocales gouvernementales offrent en premier l’accès au message en anglais avant que le message en français n’ait été entièrement entendu. Une telle pratique n’existe nulle part ailleurs dans le monde !
  • 30 ans plus tard, l’anglais demeure très souvent la langue de travail au Québec. Ces pratiques d’exclusion ou de discrimination privent de nombreux Québécois(es) de leur droit de travailler et de travailler en français. Un très grand nombre d’offres d’emploi exigent la connaissance de l’anglais, alors que le Charte affirme pourtant clairement que « que les travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en français. »
  • 30 ans plus tard, les unilingues anglophones du Québec ont toujours des revenus supérieurs aux unilingues francophones, soit 34 097 $ contre 29 665 $ pour les hommes et 23 002 $ contre 20 786 $ pour les femmes. (C.D. Howe)
  • 30 ans plus tard, les allophones parlant anglais ont eux aussi toujours des revenus supérieurs aux allophones parlant français, soit 27 216 $ contre 22 233 $ pour les hommes et 18 996 $ contre 15 551 $ pour les femmes. (C.D. Howe)

Une Charte de la langue française améliorée et appliquée s’impose !

Grande marche et rassemblement

Impératif français vous invite à participer nombreux à l’occasion du 30e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française à la marche et au rassemblement (voir ci-dessous) organisés par le Mouvement Montréal français le dimanche 26 août afin de réclamer du gouvernement du Québec le renforcement et l’application plus rigoureuse de la Charte de la langue française.

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

Tél. : 819 684-8460
Imperatif@imperatif-francais.org
http://www.imperatif-francais.org

Source:

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

C.P. 449, succ. Aylmer
Gatineau (Québec)
J9H 5E7
Tél. : 819 684-8460
Téléc. : 819 684-5902
Imperatif@imperatif-francais.org
http://www.imperatif-francais.org

PostHeaderIcon 193 États ont des lois linguistiques

Lundi 11 juin 2001

Des plus populeux aux moins peuplés, 193 États dans 114 pays ont adopté, surtout dans la deuxième moitié du XX e siècle, des lois linguistiques afin d’aménager le plus harmonieusement possible les langues qui se parlent sur leur territoire.

Par exemple en Catalogne, communauté autonome d’Espagne qui compte six millions d’habitants, la loi vise, notamment, à ce «que tous les citoyens de Catalogne connaissent le catalan et le castillan et que le catalan occupe la place qui lui revient en tant que langue propre du pays dans les relations publiques».

En Israël, où vivent cinq millions d’habitants, l’hébreu et l’arabe sont les deux langues officielles. Dans les faits, l’État d’Israël applique une politique d’hébraïsation qui fait en sorte que l’hébreu reste massivement la langue la plus utilisée dans la vie publique.

Plusieurs États américains, devant la progression de l’espagnol, ont adopté des lois déclarant l’anglais seule langue officielle. En 1999, 25 États américains avaient légiféré pour donner à l’anglais le statut de langue officielle. Parmi eux, on trouve la Floride (1988), le Colorado (1988), la Géorgie (1996), la Californie (1986), le New Hampshire (1995), et même l’Alaska (1998).

Les politiques linguistiques diffèrent toutes d’un État à l’autre, mais leur but reste le même : la pérennité de la langue à travers laquelle se forge la culture, le renforcement de l’identité nationale et la recherche toujours plus grande de la cohésion sociale. C’est dire combien la langue n’est pas un enjeu propre à la société québécoise, mais à toutes les sociétés.

Source : États généraux du français